
création : Fatiha
Nadir commence la lecture :
« Ne dites pas, je serai parti demain,car je ne cesse de naître aujourd’hui encore.
Regarder en profondeur je nais à chaque seconde, bourgeon sur une branche printanière,
oisillon aux ailes encore fragiles, apprenant à chanter dans mon nouveau nid, chenille au cœur d’une fleur, bijou caché dans une pierre.
Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer.
Mon cœur est rythmé par la naissance et la mort de tout ce qui est vivant.
Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière…
Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique, aux jambes pareils à des bambous fragile…
Ma joie est comme le printemps, chaude, au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie.
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante, au point de remplir les quatre océans.
Appelez- moi, s’il vous plaît par mes vrais noms,
Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur,
La porte de la compassion.
Nadir laisse paisiblement couler ses larmes, puis continue : Ces paroles sont tirés d’un texte du moine thibétain :
Thich Nhat Hanh.
Samira aimait beaucoup ce texte car il exprimait le TOUT en UN…
L’émotion parfume la pièce, elle se manifeste et se caractérise dans l’invisible…
Un applaudissement presque musicale entraîne l’union dans cette salle.
Samira sest qu’elle ne rentrera pas à Blois:sa naissance commence ici et
maintenant. Elle comprend que c’est elle, qui n’a jamais rien compris à la vie.
texte intégrale “Appelez-moi par mes vrais noms de de Thich Nhat Hanh
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FIN
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