Passé, Présent

crédit : FatihaSylvie est épuisée, lassée, pour sa santé mental elle est obligée de quitter le foyer conjugal et abandonner son fils Frédéric. Elle décide de retourner dans son ancienne petite ville. Elle a contacté une amie qui l’a comprend et accepte de l’héberger.
A aucun moment elle n’a pensé prévenir Fabien « qui es tout de même le père de l’enfant ! », de ce qu’il se passe depuis un moment avec Gérard et ce qu’il entreprend pour élever l’enfant légalement. Sans doute ne le sentait-elle plus concernés par Frédéric. Gérard lui a tellement répété qu’elle s’en est persuadé elle-même.
Il était devenu l’enfant de Gérard… Pour cet raison elle n’a pas vu l’utilité de lui en parler…

Après cinq jours de disparition, du foyer familial, Gérard a fait le nécessaire auprès du commissariat pour abandon et irresponsabilité de la mère auprès de l’enfant. Il a déposé plainte contre elle et ne veut plus la voir au domicile…

Cécile lui propose d’appeler Fabien pour le mettre au courant et de retourner chez elle, avant que son cas ne s’aggrave.
Tu dois appeler le père biologique, je l’ai croisé plusieurs fois avec une femme, ils ne doivent pas vivre bien loin.
- Pour quoi faire ?
- Tu n’as pas peur que Gérard t’enlève définitivement ton fils ?
- Il ne le peut pas, il n’a aucun lien de parenté ?
- Oui ! mais tu m’as dis qu’il y avait tout un dossier et des témoignages contre toi ! et un père invisible.
- Je vais beaucoup mieux maintenant, je pourrais tout expliquer.
- Cela fait deux semaines que tu es chez moi sans donner et prendre des nouvelles de ton fils, tu ne sait donc rien de ce qu’il se passe ???

Dans la même journée elle cherche le téléphone de Fabien, rien ! il n’habite plus dans son ancien appartement. Elle ne sait pas comment faire. La ville n’est pas grande, elle trouvera.
En sortant, elle va voir si c’est toujours la même boulangère qu’auparavant. La chance lui sourit, c’est bien elle. Sylvie demande lui si elle revoit Fabien.
- Oui bien sûr, il vient toujours chercher son pain ici,
- Pourriez vous lui donner mon numéro ?
- Évidemment, mais tu n’as pas bonne mine toi ?
- Je vais bien merci.
En début de soirée le téléphone sonne, Cécile répond c’est lui,
- Fabien pour toi,
- Merci !
- Allo, que se passe t-il, comment va Frédéric ?
- heu!!! On peut se voir demain matin, c’est délicat d’en parler au téléphone
- Je travail mais d’accord,
- Le café de la place, dix heures.
Elle ne lui laisse pas le choix et raccroche,
- Il aurait pu venir voir ce qu’il se passait tout de même, je ne suis pas la seule responsable. Il n’a jamais été foutu d’être ferme…

Le lendemain, il l’a trouve déjà assise, deux cafés posés devant elle, il ne l’a reconnaît pas tout de suite, il lui faut un moment. Elle était si belle, fraîche, élégante; devant lui il voit une femme qui paraît dix ans de plus amaigrie. Il est perplexe !
Elle le regarde et voit dans ses yeux son étonnement,
- Viens t’installer, c’est bien moi,
-Tu as beaucoup changé, tu vas bien et Frédéric?

Elle lui raconte toute l’histoire depuis leurs départs, le visage de Fabien devient de plus en plus blême, au fur et à mesure que l’histoire avance, son visage est décomposé.
- Quoi il veut……….la garde de mon fils ????????
- c’est ça ? Dit elle froidement, pourquoi n’as-tu jamais réagis ? même si je ne voulais pas. Frédéric est ton fils. Tu aurais pu alerter la police, te battre pour lui. Maintenant Frédéric croit que son père est Gérard.
- Mais c’est vous qui m’avez éloigné de lui, je ne pouvais pas te joindre.
Il m’est sa tête dans ses mains, il ne comprends plus rien.

Son passé pratiquement identique l’empêche de voir la réalité du moment. Retiré de son foyer très jeune, pour lui, il n’y avait rien de tragique pour son fils, il pensait le voir plus tard (comme lui et sa famille).
Il ne veut pas qu’un autre homme élève son fils, surtout un homme qui lui a retiré tout ses droits et le sait manipulateur.
-Il va falloir se battre, il a un bon avocat et des témoignages nocifs contre moi… (dit-elle).

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Fin de la deuxième partie
Photo : crédit Fatiha

Le schéma se répète

Fabien n’a pas eu l’art et la manière de dire ce qu’il pensait à Gérard pour la simple raison qu’il l’a prit de cour en employant méticuleusement des métaphores, des explications à ne plus en finir pour ne pas le laisser parler. En raccourcit, voici l’explication :
Il souffrirait trop de voir son fils vivre à côté sans pouvoir l’embrasser comme il en aurait envie, ainsi que dans l’intérêt de Sylvie et bien entendu Frédéric ! Il a réussit à le convaincre que de cette manière cela éviterait toute confusion pour l’enfant. Donc juste un acte de grande générosité de la part de cet homme.
Très astucieux !!!
Gérard est un fabuleux manipulateur, beau parleur, élocution parfaite. Il lui a suffit de quelques notes mélodieuses pour adoucir et mettre les gens en confiance.

Fabien fait partie de ces gens qui sont fascinés par les humains ayant une aisance éloquente et s’exprimant de manière (que je qualifie de théâtrale mais avec un grand art !).

Encore une fois Fabien se retrouve sans sa famille, mais n’en prend pas conscience, il ne fait pas la liaison avec son enfance…

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crédit : Fatiha


La petite famille reconstruite déménage pour aller dans une petite ville très agréable à vivre, elle a de petits canaux dispersés un peu partout ce qui lui donne un charme éblouissant…
- C’est splendide comme endroit très chic !
- Attends ma jolie tu n’as pas vu encore… le plus beau !

Le plus beau est une grande maison, il gare la voiture dans le garage et tous les trois entre pour découvrir la belle demeure. Il ouvre la porte.
- Oh ! Mais c’est génial, (elle va directement visiter les recoins et saute dans ses bras en l’embrassant).
- Cela à l’air de te plaire ? Et toi qu’en dit tu mon petit bonhomme ?
- Elle est ou ma chambre ?
- Viens mon chéri je vais te la montrer,
Grande chambre tout aménagé avec des jouets partout, qu’il avait déjà préparé.
- C’est pour moi tout ça ?
Gérard lui répond oui ! Il est très content de lui, il sait maintenant qu’elle ne partira pas tout est trop beau.
Les déménageur arrivent peu de temps après avec tous les cartons, joyeusement Sylvie s’occupe de les installer…

Plus le temps passe, plus il fait apparaître son vrai visage. Il fait comprendre que les week-end et les visites de Fabien deviennent nuisible pour Frédéric
- Il n’a plus de repère, tu comprends ! c’est nous sa famille, non ?
Sylvie est tellement fascinée par son compagnon qu’elle ne réagit pas, et répond “oui”.

Les premières rencontres sont sa famille, ainsi l’enfant s’adaptera très vite à ses nouvelles personnes. Et plus tard deviendront « sa famille ».
Donc c’est réglé, Gérard à décidé d’enlever le droit de visite au père, il donne “l’ordre” à sa compagne de ne plus être en contact avec le père biologique. Toujours aveuglée elle accepte, elle n’arrive à rien faire contre lui, la fascination qu’elle a pour cet homme la rend aveugle.

Tranquillement il continu sont travail de manipulation en lui interdisant : de travailler,elle doit porter des tenues corrects, être une bonne ménagère et mettre au placard la belle femme qu’elle était, fini ! elle est mère maintenant (lui dit-il toujours sur un ton calme). Elle est toujours sans réaction extérieur c’est à l’intérieur qu’elle commence à dépérir.
Il est plus en plus proche de l’enfant, l’amène souvent dans sa famille sans sa compagne, elle n’ose rien dire et à qui ? Elle n’a pas de connaissance.

Le temps passe et Fabien essaie d’appeler Sylvie, mais elle aussi ne veut plus entendre parler de lui, lorsqu’il appelle elle est toujours pressé où laisse le répondeur… Jusqu’au jour où Fabien disparaît totalement de leurs vies.
Pour Frédéric Sylvie est maman ! Gérard papa ! l’enfant grandit ainsi il a huit ans.
(De zéro à cinq ans les bases psychologiques de l’enfant se construisent et déterminent le devenir de la personne).

« Ce que devient la vie de Sylvie ? » : Une femme d’intérieur dépressive, elle n’a plus la force de rien, elle se laisse lentement glisser dans une grave dépression. Il a gagné, il en profite pour la rabaisser, l’enfoncer plus profondément dans son mal-être, il termine tout simplement de la détruire.

- Tu n’es rien sans moi, regarde toi on dirait une paumé, tu deviens laide. Tu ne t’occupe plus assez bien de « notre fils ».
Elle ne réagit plus, reste couché, en bon père Gérard demande à sa famille de s’occuper de l’enfant lorsqu’il est en déplacement. Tout est réfléchit, la perversité à ses propres armes, Gérard c’est les utiliser à la perfection. Il a toujours ce qu’il veut tout simplement car il repaire les personnes plus fragiles…

Devant les autres gens c’est un hommes irréprochable ! bienveillant ! serviable ! s’occupant très bien de sa compagne.
Ainsi les gens voient que c’est elle qui ne va pas bien du tout, sans essayer de comprendre comment elle en est arrivé là. Qui regarde vraiment ????

Son plan maléfique arrive à terme, il demande à Sylvie de partir pour le bien de leurs fils, il élèvera Frédéric avec l’aide de sa famille.

- Tu ne peux pas me faire ça, pas me prendre mon enfant ?
- Tu es devenu un danger, je veux que mon fils grandisse dans des conditions saines.
- Mais ce n’est pas ton fils, c’est le mien et celui de Fabien,
- Abandon du père !
- Cela ne se passera pas comme ça dit elle en criant,
- Tu vois tu fais peur à Frédéric, de toute façon j’ai déjà pris un avocat et j’ai les témoignages de plusieurs personnes, ainsi le le personnel de l’école…

Il a tout manigancé, mais qui va croire cela ? Un homme exemplaire !

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UN NOUVEAU PERE

Tous les deux passent une très bonne soirée, ils dansent pratiquement toute la soirée, s’enlacent et tendrement s’embrassent. Elle lui demande de le raccompagner, elle commence a se sentir fatiguée. Il va chercher les manteaux, disent au revoir à tous le monde et s’en vont la main dans la main.
En la raccompagnant devant chez elle, Sylvie lui propose de venir boire un dernier verre, il n’est pas contre au contraire. Ils sortent de la voiture et de dirigent vers son appartement…

- J’ai du vin blanc, du rouge tu veux quoi ?
- Un verre de vin blanc s’il te plaît,
- de suite monsieur, (dit-elle en riant)
- A la notre ! triquons à notre rencontre.

Après avoir bu un peu elle l’emmène dans sa ch ambre et chaleureusement font l’amour, le plaisir est intense même si Fabien est un peu gauche ; Sylvie c’est très bien si prendre et c’est elle qui mène la danse. Une chaleur passe entre ces deux corps, ils sont au septième ciel.

Le lendemain, dimanche elle se lève et lui prépare un bon petit déjeuner qu’ils prennent ensemble au lit. Ils restent pratiquement toute la journée à faire l’amour et dormir…

Cela fait un moment qu’ils se voient et aiment passer du temps ensemble. Il lui demande de venir vivre chez lui, elle n’est pas tout à fait prête mais sa réponse est oui ! Rapidement toutes ses affaires sont chez lui. Il a un besoin de vivre rapidement avec la femme avec qui il est.

Sylvie est caissière, lui fait un stage et continue de travailler, mais l’argent n’est pas suffisant et de là commence les disputes, car elle veut un enfant et il faut plus d’argent, elle en rêve depuis sa tendre enfance. Chacun dans la vie à des désirs sans pour autant que se soient les désirs des autres !! ainsi va la vie..

Elle a dix neuf ans et lui bientôt vingt-cinq, il n’est pas prêt mais ne sais pas comment le lui dire, il a peur qu’elle l’abandonne à son tour, alors il lui dit “qu’il serait aussi heureux d’avoir un bébé.
Sylvie fait des heures supplémentaire et lui ! laisse tomber son stage pour avoir plus de temps pour travailler plus…

( Quelques mois se passent)
Pendant la grossesse les mots deviennent de plus en plus virulents, elle lui demande de partir, et lui, part de chez lui (il est comme ça !). Son appartement elle l’a rendu et c’est elle qui porte le bébé. Il n’a pas le choix.
Puis… vivant une grossesse seule devient difficile, elle lui demande de revenir, il est de suite d’accord car c’est son enfant et veut maintenant être père.
Pourtant elle ne l’aime plus, elle décide de vivre tout de même avec lui jusqu’à ce que la fin de la grossesse vienne à terme…

Neuf mois plus tard, un beau petit garçon fait son apparition dans notre monde et là c’est vraiment la fin de leur histoire.
Fabien prend un appartement juste en face pour élever son enfant. Elle trouve cela raisonnable, comme cela ils pourront le voir grandir ensemble (c’est ce qu’ils croient sur le moment). Pendant trois ans elle fait sa vie, lui reste seul à s’occuper de Frédéric lorsqu’elle sort.

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha


Sylvie va souvent en boîte, elle est jeune belle et attire les hommes, un en particulier, Gérard, qui ne lui déplait pas. Ils font connaissances, se voient souvent. c’est un homme de caractère, il c’est comment se faire aimer et respecter.

Elle lui présente son fils et de suite il s’attache à l’enfant et fait tout son possible pour éloigner le père. Sylvie est amoureuse, elle ne se rend compte de rien.

- Sylvie ma chérie ! j’aimerais que tous les deux, veniez habiter chez moi, c’est plus grand et il y aura une chambre pour Frédéric,
- C’est dans la ville voisine ?
- Cela te dérange, tu verras nous serons bien tous les trois…
Fabien n’est au courant de rien,
- Il faut que j’en parle à son père,
- Comme tu veux, mais tu sais j’y tiens, tu sais et… il pourra le prendre le week-end !

- Tu as raison, je lui en parlerais le moment venu.
Gérard ne veut pas que le père “Fabien” soit proche, il a décidé que ce sera lui désormais le père, Sylvie ne se doute de rien, elle est aveuglée par l’amour…

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FIN DU TUNNEL

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

Toute la semaine, il essaie de ne pas penser à son ancienne compagne ; il travaille énormément mais les souvenirs ne s’effacent pas aussi facilement lorsque qu’il se retrouve face à lui -même. En fin de semaine le manque est insurmontable.
Solitude, il est perdu ! mais s’il accepte et regarde la peur, il peut se rendre compte que ce n’était pas de l’amour mais l’habitude de rentrer chez lui en la trouvant dans l’appartement à l’attendre.
Il préfère rester dans son schéma d’homme victime et se dire que cette cette femme le fait souffrir sans regarder ses torts…

Il ne supporte plus cet appartement, au bout de trois mois, il déménage et part s’installer dans une petite ville de province à Nevers en Bourgogne où il prend un logement plus petit et plus simple.
Il continue de travailler avec ses amis quelques temps et laisse tomber. Il n’a plus le cœur à s’amuser.
De petit boulot en petit boulot il continue son chemin seul et se laisse aller dans une dépression.

Il pense que ses belles années sont derrière lui, il n’a plus envie de rien, sauf se laisse aller. Sa vie devient de plus en plus dur. Sans femme à ses côtés (cela fait remonter en lui les souvenirs de l’abandon vécu enfant), même cela il ne veut ou ne peut le voir. Il croit que c’est son destin et c’est tout ! pas de question à se poser c’est ainsi…

- Fabien tu es souvent seul ? samedi je fête mon anniversaire et je serais heureux que tu viennes !
- Je ne sais pas, je n’ai pas envie de sortir et m’amuser en se moment,
- Je te propose de passer et si tu ne te sens pas à ton aise tu pourras repartir, ce sera très simple nous ne serons qu’une dizaine et il y en a quatre personnes que tu connais.
- Je vais réfléchir, merci !

La semaine se termine et samedi fait son apparition, cela lui redonne l’envie de se ressaisir ! et c’est une opportunité.
- François je viens, je ramène une bouteille ?
- Amène ce que tu veux, toi déjà ! c’est très bien, vingt heures trente te convient ?
- Parfait, à ce soir.

Il est assez content de son choix, il gare la voiture et aperçoit la maison toute éclairé et entend de la musique. Il sonne et entre, la porte est ouverte, il y a bien plus de monde. Un peu surpris mais content.
- Fabien je suis là, François lève le bras pour qu’il le voit, hou! Hou!
Il lui fait un signe, et se dirige vers lui. Il se sent pas très à l’aise, un homme lui amène un verre de vin, c’est un collègue de bureau. Il le remercie.

La fête se déroule très agréablement tous le monde chante, danse, parle en petit groupe, mais lui reste seul assis sur un fauteuil.
- Bonsoir jeune homme, tu ne t’ennuie pas assis seul ?
Il lève la tête et voit une belle femme, assez grande avec un sourire charmeur,
- Je peux te tenir compagnie si tu le souhaite ?
- Avec grand plaisir, je m’appelle Fabien et toi ?
- Sylvie, je connais François depuis un long moment, je viens toujours à ses fêtes et je crois que c’est la première fois que je te vois. Tu n’es pas dans le coin depuis longtemps.
- Trois mois environ, mais je ne sors pas beaucoup.
- Allez viens on va danser, pour te décoincer un peu.

Tous deux vont à l’endroit où les gens dansent, et là surprise !! ils ne se lâche plus. Le feeling passe très bien. Au bout de quelques minutes il commence à ressentir des petits sentiments pour Sylvie et hop ! Elise est oubliée…

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Sa relation aux femmes

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

Fabien a quitté la ferme depuis trois ans, il a vingt et un ans. Il s’est installé dans la capital Paris, dans un très jolie appartement avec sa petite amie Elise.
Jeune femme charmante, douce avec du caractère ce qui est bien pour lui, car lui il en a très peu en ce qui concerne le quotidien de la vie avec une femme, mais il est jeune…

Ce qui l’a énormément aidé : «  Sa famille d’accueil, il travaillait beaucoup ».
Aujourd’hui, travailler est presque un plaisir car il gagne de l’argent ce qu’il n’avait pas petit.
Toute la semaine il est sur les routes avec des amis, vendant des tableaux, (il a déjà l’art de la manipulation sur les personnes, instinct de survie venant de l’enfance). .
Pour lui l’important est de vivre ce qu’il n’a pas pu satisfaire auparavant ; avoir un joli appartement, une belle compagne et surtout ne manquer de rien… Il se débrouille très bien.

Elise est présente, au début elle est très amoureuse, mais lui est incapable de lui rendre, il n’a pas apprit, c’est elle qui le rassure, lorsqu’il rentre en fin de semaine.
La première relation féminine de son schéma : « la relation aux femmes ».
Amour ! mot inexistant dans son psychisme qui est remplacé par la dépendance affective. Ayant été abandonné par sa mère, la peur intérieur de l’enfant d’être de nouveau délaissé est constamment présent dans son inconscient.

Jamais il n’envoie d’argent à sa famille d’accueil, il ne prend pas de nouvelle. C’est derrière lui ! ainsi que sa mère, Il réagit de la même manière avec elle, la blessure n’est pas fermé. Qu’a-t-il appris de l’amour ? Rien, il ne sait pas, il ne l’a pas eu de sa mère et sa famille d’accueil l’a éduquer pour travailler.

Aujourd’hui, il profite des bienfaits de la vie !!! ce qu’il n’a jamais connu auparavant : la joie, la prospérité, des amis…
des voyages, ils rencontres beaucoup de mondes, sort dans les grands restaurants,les boîtes de nuits, il découvre une partie la France. Il apprend le bonheur de vivre tranquillement.

Par contre avec son amie Elise, il est tout autre, éteint : vide, triste, presque malheureux. Ne montrant pas de sentiment, pas d’émotion, il ne lui raconte rien de sa semaine…

- Fabien, pense-tu que l’on devrait continuer à vivre ensembles, on ne se parle pas ? Tu ne sais pas ce que je fais la semaine, et moi je ne sais rien de toi non plus.
- Mais pourquoi tu dis ça ? je t’aime tu le sais mais il faut bien que je travaille, tu vas pas me le reprocher ?
- Je ne te reproche pas de travailler mais de ne rien vivre avec moi.
- Tu peux comprendre que je suis fatigué en fin de semaine ?

Elle le regarde stupéfaite, aucune excuse, il trouve cela normal, c’est elle la fautive, pourtant elle travaille aussi.
-Je suis désolée mais je ne t’aime plus, tu es souvent absent, pas d’appel téléphonique. La première année était très bien mais pas la suite ; j’ai vécu ma vie et récemment j’ai rencontré un homme.
- Pars, je ne te retiens pas, mais je vais être triste (une peur commence à surgir en lui, le week-end, il sera seule, c’est tout ce qui lui importe après trois ans de vie mi-commune).

Une semaine plus tard Elise est partie, il n’a pas essayer de chercher ses torts, la faute ne venait que d’elle. Lui avait tout fait pour elle, il se positionne en victime…

2ème Partie
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Le départ de Fabien

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

Des années s’étaient écoulées depuis l’arrivée de Fabien à la Ferme. Il avait maintenant dix-huit ans.
Le temps passé dans cette ferme lui avait été bénéfique. Il avait bénéficié d’une discipline, de rigueur, appris le travail ; mais avait surtout eu la chance d’avoir été élevé dans une famille équilibré. Pourtant de l’amour il n’avait pas eu l’impression d’en avoir reçu mais c’est lui qui n’en donnait pas, cette famille l’avait considéré comme leurs fils et ne faisait pas de différence.
Pour ce garçon tout avait été un dû !

A son arrivé, il lui était impossible d’intégrer une école normale, il avait dû aller dans un internat spécialisé. Ce qui lui permit de voyager, visiter d’autres lieux, faire des activités qu’il n’aurait pu faire ailleurs. Essayer d’apprendre à lire et écrire fut une grande difficulté provenant sans doute de son enfance.

Lorsqu’il allait voir sa mère, il était heureux (un enfant aime toujours sa mère plus que tout). Pour lui et et elle ce n’était pas facile. Elle ne discutait de rien du passé, simplement de chose banale. Rien ne se ressentait pourtant elle se sentait coupable, elle avait abandonné son petit bébé en sachant surtout ce que son ex mari lui avait fait subir (la maltraitance…) à l’enfant.
Le problème dans cette famille c’est qu’ils ne parlaient pas. Ils faisaient comme si rien ne se produisait. Il comprenait pas, mais pour lui ce n’était pas grave.
Cette femme avait sans doute vécu une vie malheureuse auparavant et avait reproduit le même schéma sans en prendre conscience.

Sa grand mère était décédé ainsi que son cousin, repêché ivre dans le lac, personne ne voulait savoir s’il venait de mettre fin à ses jours. Ils préféraient croire à un accident. (Il est très souvent difficile de regarder la vérité en face lorsque la douleur est trop pénible).

Un jour il demanda à sa mère :
- Maman pourquoi papa nous à laisser alors que j’étais encore dans ton ventre, c’est à cause de moi, il ne me voulait pas ?
- Non ! C’est la jalousie qui l’a fait partir.
Il n’avait rien répondu. Fabien n’a jamais été un enfant ou adolescent et même plus tard, adulte un homme qui se posait des questions.
Pourtant son père demandait de ses nouvelles mais elle ne lui en donnait pas. Chacun avait refait sa vie…

Maintenant qu’il était majeur, la vie de la ferme ne l’intéressait plus, il avait vu d’autres paysages et surtout voulait connaître Paris.

Un soir au dîner il annonça à sa famille d’accueil qu’il partait pour Paris pour commencer à vivre sa propre vie.
Toute la famille fut attrister, lui non !
Il traversait la vie sans émotion (émotions fermé lié à sa mère).
Deux jours plus tard,bagages prête pour nouveau départ à Paris avec un ami…

Page 6 (fin de la première partie)

Un foyer de plus

Arrivé à la ferme, l’assistante sociale ne voyait que le nécessaire pour vivre dans une maison, ce qui manifestait bien la pauvreté dans laquelle cette famille vivait. Pourtant la maison était très bien tenue et propre.
Elle regardait avec tristesse les deux autres garçons jouant au foot totalement ivre.

Fabien ne se rendait compte de rien, il aimait sa grand mère, pour lui, elle représentait sa mère. Celle qui s’occupait comme elle pouvait ! (seule). Il l’a quittait avec une horrible douleur comme si, on lui arrachait son petit cœur d’enfant. La seule femme qui lui avait donné tout son amour. Le plus malheureux c’est qu’il ne savait pas que ses instants seraient les derniers…

Ses bagages étaient prêts, un grand sac en plastique, l’assistante social le prit ainsi que sa main pour le mettre en confiance, il lui lâcha violemment ! elle n’était rien pour lui et n’avait plus envie de partir. Tous son monde s’écroulait à cet instant, malgré la misère qu’il subissait dans ce lieu.
Le plus grand de ces cousin le prit à part et discuta avec lui.

- Fabien, regarde nous, on est foutu, il n’y a rien à faire ici, on ne sait ni lire ni écrire ; tu auras toutes tes chances dans une autre famille. Il faut partir et tu viendras nous voir ? On ne va pas s’oublier. Il l’embrassa et lui dit « sauve toi »…

- Tout ce passera bien, tu n’as pas d’inquiétude à avoir. La famille où tu vas t’installer est très gentille.Ils habitent aussi une ferme et ont deux enfants (une fille et un garçon).
Il ne l’écoutait pas il pleurait silencieusement, pour ne pas faire de peine à sa famille surtout sa grand mère ; mais elle le voyait bien et cachait ses propres sentiments pour ne pas l’attrister plus…

Ils marchaient silencieusement, la gare n’était plus loin. A l’arrivée elle prenait les billets, des bonbons et une bande dessiné pour essayer de lui redonner un peu le sourire.
- Merci Madame sans une ombre d’émotion,
Sa lumière intérieur c’était éteinte. Installé dans le train, rapidement il s’endormait toute cette journée l’avait abasourdi et surtout, tout c’était passé si vite…

- On est arrivé mon trésor, réveille toi en prenant ton temps, le train ne va pas plus loin. Lorsque tu seras prêt, tu me le dira car nous avons un peu de marche à faire, cela va aller ?
- Oui Madame (il se frotta les yeux)…
Ils se trouvaient maintenant devant la porte.
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La ferme était immense, Fabien n’en croyait pas ses yeux, il y avait une grande maison, une étable, différents animaux et plusieurs chiens. Cela le fascinait..

L’assistante sociale sonnait à la porte. Une dame, (bonne fermière, bien grasse!) ouvra la porte.
- Je vous en prie entrez ! bonjour Ginette, bonjour mon garçon, Fabien ?
- Oui !
- Vient je vais te présenter la famille.
Ils étaient tous assis, bien propre, Roland devait avoir son âge, bien coiffé, assis correctement , Emilia portait des couettes et une belle robe blanche. Le père avait un regard dur mais cela ne paraissait pas sérieux. Il lui tendit la main en lui souhaitant la bienvenue….

Page 5
crédit photo : Fatiha

Nouvelle famille

- Tu n’as plus rien à craindre maintenant ! je ne t’ai pas dit comment je m’appelais ! Patrick.
D’une voix faible :
- Je ne vais plus retourner chez m grand mère ?
- Non mon garçon, mais nous irons chercher tes affaires et tu lui diras au revoir si tu le veux bien ?
crédit : Fatiha
Fabien ne peux l’expliquer lui même ; car il n’a pas compris pourquoi son cousin lui a fait subir cela. Il s’est juste que ça c’est passé et l’a terriblement blessé et écœuré. En ce moment il se sent coupé de lui-même et n’arrive plus à fonctionner normalement. Dans sa tête tout est cassé.

Le gendarme le regarde attentivement, il a l’habitude de voir des enfants ayant subis des traumatismes divers, il a compris ce que ce petit à traversé. Ces enfants ne disent rien la culpabilité prend toute une place. Ils ne sont pas en âge de comprendre l’acte, le corps l’enfant n’est pas encore formé pour ça. De plus il pense que cela est de sa faute, alors il préfère se taire.
Pourtant son cousin, il l’aimait bien…

Le gendarme prend sa machine et lui demande s’il veut bien faire une déposition, Fabien répond que non, il pense que lui aussi a fait quelque chose de mal. Il n’insiste pas, l’enfant est déjà assez mal en point.

- Tu dois avoir faim il est presque treize heures ? Il répond oui de la tête.
- Francis, s’il te plaît peux-tu amener un sandwiche et un coca pour le jeune homme ?
- Jambon, beurre cela te va Fabien ?
- Oui Monsieur !

- Ecoute petit, j’ai appelé une dame très gentille des services sociaux, elle va venir te chercher, vous pourriez faire connaissance ensuite vous passeriez chez ta grand mère récupérer tes affaires et lui dire au revoir mais ne t’inquiète pas ; plus tard tu pourras la revoir.
Malgré tout il aimait sa grand mère,mais partir pour lui était une libération.

- Ton sandwich est bien garnit ainsi que ton coca, mange mon petit (Francis).
- Tous deux le regardait manger il le dévora comme s’il n’avait jamais appris à manger correctement en trois bouchées il ne restait plus rien. En le regardant avaler la nourriture Patrick comprenait qu’il ne se trompait pas il fallait sauver cet enfant.

Deux heures plus tard Madame Vilendra arrivait, Fabien c’était endormi après son repas.
- Bonjour Madame,
- Bonjour Monsieur le gendarme, comment va-t-il, l’autre gendarme en m’accompagnant m’a tout raconté, pauvre enfant.
- Il a été brutalisé, j’ai l’impression qu’il n’a aucune éducation, livré à lui-même, je ne pense pas qu’il sera facile au début car il n’a aucun repère de ce que peut-être une structure familiale.
- Ne vous inquiétez pas ! je vais le réveiller en douceur, il continuera son sommeil dans la voiture. Je vous tiendrais au courant Monsieur le gendarme.

- Je ne vais plus retourner chez ma grand mère,
- Non mon garçon, mais nous irons chercher tes affaires et pourra lui dire au revoir !
Mais j’aimerais que tu me dise ce qu’il c’est passé pour que tu fugue et dorme toute le nuit dehors.

Fabien ne peux l’expliquer lui même car il n’a pas compris pourquoi son cousin lui a fait subir cela. Il s’est juste que cela l’a terriblement blessé et écœuré. En ce moment il se sent coupé de lui-même et n’arrive plus à fonctionner normalement. Dans sa tête tout est en fouillis.

Le gendarme le regarde attentivement, il a l’habitude de voir des enfant ayant subie des traumatismes divers, il a compris ce qu’il c’était passé. Ces enfants ne disent rien la culpabilité prend toute une place ils ne sont pas en âge de comprendre l’acte le corps l’enfant n’est pas encore formé pour ça. De plus l’enfant pense que cela est de sa faute, alors il préfère se taire.
Pourtant son cousin, il l’aimait bien.

Le gendarme prend sa machine et lui demande s’il veut bien faire une déposition, Fabien répond que non, il pense que lui aussi a fait quelque chose de mal. Il n’insiste pas, l’enfant est déjà assez mal en point.

- Tu dois avoir faim il est presque treize heure ? Il répond oui de la tête.
- Francis, s’il te plaît peux-tu amener un sandwiche et un coca pour le jeune homme ?
- Jambon, beurre cela te va Fabien ?
- Oui Monsieur !

- Ecoute petit, j’ai appelé une dame très gentille des services sociaux, elle va venir te chercher, vous pourriez faire connaissance ensuite vous passeriez chez ta grand mère récupérer tes affaires et lui dire au revoir mais ne t’inquiète pas ; plus tard tu pourras la revoir.
Malgré tout il aimait sa grand mère, mais partir pour lui était une libération.

- Ton sandwich est bien garnit ainsi que ton coca, mange mon petit (Francis).
- Tous deux le regardait manger il le dévora comme s’il n’avait jamais appris à manger correctement en trois bouchées il ne restait plus rien. En le regardant avaler la nourriture Patrick comprenait qu’il ne se trompait pas il fallait sauver cet enfant.

Deux heures plus tard Madame Vilendra arriva, Fabien c’était endormi après son repas.
- Bonjour Madame,
- Bonjour Monsieur le gendarme, comment va-t-il, l’autre gendarme en m’accompagnant m’a tout raconté, pauvre enfant.
- Il a été brutalisé, j’ai l’impression qu’il n’a aucune éducation, livré à lui-même, je ne pense pas qu’il sera facile au début car il n’a aucun repère de ce que peut-être une structure familiale.
- Ne vous inquiétez pas ! je vais le réveiller en douceur, il continuera son sommeil dans la voiture. Je vous tiendrais au courant Monsieur le gendarme.
- Merci et au revoir…

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(crédit : photo Fatiha)

Départ

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

Le regard d’Yvette lançait de la haine, tout le corps de Fabien se mit à trembler, le gendarme eu un effroi. Il prit la main du petit garçon, lui transmis son assurance, il ne lui arriverait rien !

- Madame, c’est bien votre fils Fabien Dunan ?
- Qu’est ce que tu as fais encore, tu vas nous embêter encore longtemps ? Elle essaya de le gifler et de suite le petit garçon se protégea le visage (il avait l’habitude d’être battu).
Le gendarme s’interposa en retenant sa main, « Vous recommencez et je vous fais enfermer pour coup et blessure sur un enfant mineur. Vous avez compris ?? ».
- Mais j’ai eu peur !!

Yvette est une femme qui se pose toujours en victime, c’est toujours de la faute des autres. Son mari l’a trompé par ce qu’il était jaloux. Enfin rien n’est clair ; enceinte elle avait déjà trouvé un autre homme et en ange elle fermait les yeux sur la violence qu’avait son mari jusqu’à vouloir le tuer. Il n’y avait pas de place pou lui. Mais elle « pauvre femme ne voyait rien ».

- Ce n’est pas vous qui vous occupez de votre enfant, c’est sa grand mère ? brave femme mais assez vieille pour pouvoir “déjà” s’occuper des siens qui sont connus par nos services.
Je vais poser quelques questions à ta mère Fabien, veux-tu suivre l’autre gendarme,
- Tu pourras l’amener faire des dessins ?
- Oui chef !

- Je vais vous poser quelques questions madame pour faire la déposition. Comment se fait-il que votre enfant n’habite pas avec vous ? Vous avez un appartement, un emploi, d’autres enfants.
- Oui, j’ai eu deux autres enfants avec mon nouveau mari et je n’ai pas les moyens de nourrir Fabien.
Sa grand-mère m’a dit que votre mari le frappait et c’est pour cela vous l’avez amené vivre chez elle. Fabien ment, mon mari n’est pas violent (pas avec ses enfants).
Je voudrais aussi vous dire que s’il n’est pas rentré c’est qu’il a subit quelque chose de grave car il n’a jamais fugué depuis qu’il est ici.
Aucune émotion n’apparut sur son visage. Il l’a regardait stupéfait.

- Je vais devoir appeler les services sociaux pour un placement dans une famille d’accueil.
- C’est une très bonne idée, il y sera mieux moi je ne peux plus m’en occuper et mon mari…

- Vous pouvez partir, Madame, ce n’est pas la peine que votre fils vous voit, la séparation sera encore plus durdifficile pour lui.
Elle lui serra la main, comme si rien de grave ne l’avait atteint…

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la naissance des secrets

La grand mère de Fabien avait un âge bien avancé, la vieillesse la guettait et l’approche de plus en plus près. Elle n’avait plus la force de s’occuper de ses propres enfants qui étaient eux même livrés à leurs propres sort.
L’un buvait pour cacher son désespoir. La boisson est une mort lente qui détruit chaque jour un peut plus la vie. Pour chaque individu elle est différente, elle peut avoir l’effet une danse mortuaire en douceur où bien un violent tourbillon de destruction.

Bien entendu aucun n’allait à l’école, à cette époque l’école était loin.
Le matin pour fuir ce nouvelle environnement hostile, Fabien faisait comme s’il y allait et partait tranquillement se promener, seul. Sa vie l’avait déjà détruite (rupture familiale, abandon, sa mère il ne l’a voyait pratiquement pas). Il ne comprenait pas, puisque tous le monde disait que cela venait de son côté caractériel de sa méchanceté et sans rien dire il acceptait. Plus il grandissait, plus il devenait violent à son tour.

Fabien n’avait que huit ans:
- Est-vient voir, t’as envi que je te montre ma nouvelle cachette, son cousin est complètement ivre et bien plus âgé que lui.
- Tu m’emmènes où ?
- Surprise ?
- Sans appréhension il le suivait, d’ailleurs il n’y avait rien à faire.
- On arrive, à ma cachette, tu veux une bière ?
- OK !!!
- Bon maintenant on joue à un jeu… j’enlève mon pantalon et…
- Mais pour quoi faire ?
Il lui prend la tête violemment, lui colle la tête au bas de son ventre l’emmenant en enfer.
Fabien reste sous le choc une bonne partie de la journée et de la nuit, son monde déjà meurtri l’a anéanti. Il ne reste plus rien de l’enfance de Fabien. La nuit tombé il ne veut plus rentrer. Il dort dehors.
Mathieu (son cousin) n’a rien dit, pour lui cela n’a pas de conséquence, il a vécu le même drame.

La gendarmerie l’a chercher toute la nuit, c’est au petit matin qu’ils retrouvent un petit enfant frigorifié endormi près d’un arbre.
- Fabien réveil toi mon garçon tout va bien ? L’enfant est totalement apeuré. Le gendarme l’emmène dans la voiture en direction de la gendarmerie.
- Tu as faim petit ?
- Oui !
- Arrête toi à la boulangerie et prend quelques viennoiseries.
Il mange comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours…

- Attend là mon garçon !
Le gendarme ouvre la porte, Fabien voit sa mère assise la tête baissée, la relève et le regarde d’un air à le fusiller des yeux…

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

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