Travailler !!!

crédit : Fatiha

Chaque jour est identique : peu de sommeil, réveil très tôt, le travail est dur. Chaque homme c’est qu’il en est ainsi, ils n’ont pas le choix ! avancer ou crever entraînant leurs familles qui sont restés en Algérie. Le courage est ce qui coulent dans leurs veines ! Aucune autre pensé continuer coute que coute…

En fin de semaine ils reçoivent un salaire misérable qui n’est pas à la mesure de leur travail. Ils ne se plaignent pas « disent merci !». Ils ont toujours travaillé comme ça ; aux pays les français agissaient comme si c’était des sous-hommes : « indigènes ».
Ils sont habitués et là plus que jamais ils sont besoin de cet argent quitte a en payer le prix fort.
Si l’on regarde tous ces hommes de plus près la tristesse se lit sur les visages, mais il faut savoir regarder et écouter leurs cris silencieux, ce sont des êtres nobles et fiers. Même mal payé, le travail est bien fait.

Le plus jeune a quitté ce travail, trop dur pour un adolescent un peu rebelle, il est parti le deuxième jour et n’a pas oublié de se faire payer. Sa tête ! il ne la baisse pas, il regarde les gens droit dans les yeux, ce jeune homme n’a rien à perdre, une grande partie de sa famille est morte.

C’est un ami « pied noir » d’Hamid qui l’embauche dans son garage et lui apprend le métier, il s’appelle Marcel et lui aussi a la nostalgie d’Alger.
Il le fait travailler dur mais le traite avec respect et le paie correctement, comme un frère voulant lui donner sa chance dans la vie. Il sait que l’on a rien sans rien.
Le midi il lui fournit un modeste repas qu’ils partagent ensemble et profite pour lui parler.

- Dit moi petit, t’as jamais pensé à apprendre à écrire et lire ?
- Moi, pour quoi faire, c’est pas ça qui va me donner du travail !
- Tu es encore jeune, tu peux faire un métier plus important plus tard, c’est important de pouvoir lire et écrire, comme ça tu ne te fera pas avoir. C’est plus important que tu ne le pense mais ne réfléchit pas.
Demain, on commence, tu travailleras une heure en moins et je t’apprendrais.
- Mais j’ai pas envie !
- C’est moi le patron aujourd’hui, on discute pas. Je ne serais pas toujours là pour t’aider, je le fais par ce que Hamid est mon ami, mais peu le feront. Ils n’ont pas voulu quitter l’Algérie. Mon fils dès que je ne pourrais plus travailler il te mettra dehors, il ne te porte pas dans son cœur.
-Je sais Marcel, d’accord !

Sur la route du retour les trois amis discutent :
- Je suis content pour Samir, il est courageux et je sais qu’il s’en sortira bien, ton ami est bien,
-Oui, on s’est connu petit, on se cachait pour jouer ensemble et on ne comprenait pas pourquoi il fallait se cacher ? On l’a comprit bien plus tard, mais ça n’a rien changé jusqu’à aujourd’hui (dit-il en riant).
- Bon demain, j’envoie de l’argent à la famille de ma femme
- Moi aussi, on ira ensemble après le travaille…

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Hospitalité Algérienne

crédit : Fatiha

Après ce repas festif, ainsi qu’une soirée mémorable, l’épuisement de ces derniers jours se font sentir.
L’appartement est assez petit pour tous ce monde, pourtant, il y aura toujours une place pour accueillir un frère du pays. La salle à manger se transforme rapidement en une chambre, matelas posés sur le sol.
Une fois allongé tous s’endorme comme s’ils avaient reçu un coup sur la tête, l’épuisement du voyage, la tension et enfin le relâchement… le sommeil est profond. Cela ne leurs étaient pas arrivés depuis bien longtemps, mais la nuit est trop courte…

A cinq heure du matin, l’odeur du café parfum la pièce, Hamid a tout préparé, sa femme et les enfants dorment encore.
- Debout ! Il est l’heure, c’est pas les vacances (dit-il en riant)
- Il est quel heure ?
- Cinq heure, préparez-vous vite et ensuite venez déjeuner, on a de la route à faire…
Rapidement tous se prépare, se lave puis direction le coin où une petite table est installée avec le petit-déjeuner (moins copieux que le repas de la veille, juste le nécessaire).
Ameqran commence à ranger et Hamid le stop !!
- Pas le temps, nous sommes assez pressé, ma femme s’en occupera, viens t’asseoir ; vous avez tous bien dormi ? J’ai pensé que tu pourrais travailler un peu ici, pour pouvoir avoir de l’argent lorsque tu arriveras à Paris. Ici il recrute…
Ameqran lui coupe la parole et le remercie en lui disant « que Dieu soit avec toi mon frère ».
- C’est normal, ce que je fais, un autre l’a fait pour moi et je suis là, avec ma famille.
Le petit jeune a le cerveau encore endormi, mais le reste fonctionne, il ne dit rien, prend son café et écoute les autres parler.

- On va voir avec le patron combien de temps il peut te prendre ? Si tu travaille bien, il te laisse tranquille, tu ramasses le poisson et tu parle pas c’est comme ça notre « politique », que le travail.

Cinq heure trente, tous les trois sortent au petit matin, il n’y a presque personne dans les rues sauf certains immigrés allant tous vers la même direction. Ils marchent silencieusement, on ne peut entendre que les pas avancer dans la pénombre du petit matin.

Arrivé au Port, les hommes se salut, et vont directement mettre la tenue « inadéquate », des bottes en plastiques et une blouse (pour ramasser le poisson et le vider), pas de gant. On peut voir des mains complètement abîmés, fissurées par le froid de la glace qui maintient les poissons aux frais.

Ils ont l’habitude de ce traitement !! ils ne disent rien, c’était déjà comme cela dans leur pays. Le droit de venir en France ils ne l’ont pas mendier ! la France c’est installé comme un roi et les reçoivent comme des moins que rien… Ils ont tout pris, et jamais accepter que les Algériens reprennent leurs terres dévastés…

- Chef, je peux vous voir ?
- Qu’est ce qu’il y a Mouloud (il les appelle tous comme ça !)
- Il y a deux personnes en plus si vous en avez besoin, ce sont de bons travailleurs et tranquille.
- Amène moi les…
- Je vous « essaie » deux jours et si je suis content je vous prends, je paie à la semaine et je veux du travaille bien fait. Mouloud « va chercher » une blouse et des bottes.

Toute la journée ils travaillent, juste un petit moment pour manger un morceau de pain et des tomates et la journée continue.
Lorsqu’ils ont terminé il fait nuit depuis longtemps, ils sont tous épuisés. Ils repartent et rentre tard. Les enfants sont couchés, sa femme réchauffe le dîner et se retire. Les matelas sont déjà installés.
Ils mangent en silence, puis vont se coucher, car la nuit va être courte…

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Marseille

Le bateau transportant «  les indygènes » Algériens appelés ainsi dans leurs propres pays. A quoi les comparaient-ils, des singes ? Ces hommes ont une dignité, des valeurs et surtout des richesses humaines.
Mais L’occidental ne sait-il pas toujours conduit en colon supérieur au vu du reste du monde ??
Et bien pour l’Algérie il en est de même ! Le peuple français l’a tellement bien fait, que ces personnes rabaissés, humiliés croient qu’ils sont réellement inférieur… (à cette époque).

Tous ces hommes vienne de l’autre rive. Ils sont sur le pont du bateau regardant la nouvelle ville, elle n’est pas si différente d’Alger, pour ceux qui la connaisse car certains ne sont jamais descendu des montagnes ainsi que les gens du sud. Donc pour ceux qui connaissent ils ne se sentent pas dépaysé, puis il y a beaucoup de pieds noirs et d’algériens déjà installés.

- Ameqran regarde notre avenir est ici !
- Je suis tout émerveillé, c’est la première fois que je vois une grande ville, bien sur à part Alger mais c’était juste le temps de prendre le bateau.
- On dirait presque le bled, des villes jumelles, même nos frères sont là ! (dit Samir).

Tranquillement ils descendent et regarde tout autour d’eux, certains n’en croient pas leurs yeux. Enfin du travail ! tous veulent y croire !!!!

Mohamed demande à Ameqran et Samir de se presser car ils ont de la route à faire. Ils ont l’habitude de marcher, ils comprennent donc la distance à parcourir. Les transports ? Ils ne connaissent pas vraiment. Les quartiers nord ne sont pas tout prêt et ils sont attendus.
Chacun se souhaitent bonne chance et se disent « que Dieu vous accompagne ». Voilà ! Une étape se passe, et la deuxième arrive, c’est à dire tout le reste !!!

Au bout de trois heures de marche portant les sacs et ayant chaussures abîmés, ils arrivent chez
Hamid qui vit avec sa famille, ces cinq enfants dans un deux pièces, pour eux c’est déjà très bien.

crédit : Fatiha


En ouvrant la porte Hamid ses bras rend dans ses bras son ami,son frère. Ils se connaissent depuis toujours ainsi que leurs familles et c’est lui qui l’a fait venir en France pour trouvé du travail et lui en à trouvé.

Mohamed, du haut de sa grande taille laisse couler les larmes mettant sa fierté de côté, le serrant bien fort. Beaucoup de souvenirs sont présent : l’enfance, la guerre, surtout la perte de leurs proches.
C’est un combat qu’ils ont voulu pour retrouver leurs indépendances chez eux. Que l’ont ne leurs disent pas que la France est un pays charitable!!!
L’indépendance de l’Algérie, les algériens l’ont gagné, après avoir tout détruit, il est normal que ces personnes viennent travailler en France pour pouvoir vivre…

- Allez présente moi tes amis, qu’ils soient les bienvenues, tu es bien jeune toi ?
- J’ai seize ans mais je peux travailler comme un homme..
Cette phrase détend l’atmosphère… Ameqran se présente, ils se serrent la main.
- Soit le bienvenue, mais vous devez avoir faim, ma femme vous a préparer des plats de chez nous, vous allez vous régaler.
- Hamid, propose de l’eau à tes amis au lieu de parler, ils ont fait un long voyage, ensuite viens m’aider à amener le repas.
- C’est ma femme, elle a du caractère. Mohamed la connait bien, elle a aussi grandit avec nous.
L’instantd’après elle arrive pour les saluer.

Le repas est généreux, pourtant cette famille n’a pas d’argent mais ils savent que depuis le départ d’Algérie ils n’ont pas manger à leurs faims.
Ils n’ont pas lorgner sur une bonne entrée, un couscous avec de la viande et du poulet griller servi dans un grand plat où tout le monde mange ensemble. Pour les enfants c’est grandiose car ils n’ont pas l’habitude de manger tout cela.Toute la famille et les amis sont réunis sur une table basse assis sur des coussins.

Les discussions se font sur ce qu’il se passe encore en Algérie et sur ce qu’il c’est passé aussi en France le dix-sept Octobre 1961…

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Enfance, souffrance, départ

crédit : Fatiha

La mère d Ameqran est décédée lorsqu’il avait dix ans et depuis cet âge il c’est toujours débrouillé seul. Son père c’est remarié à une femme devenue sa belle mère. Elle ne voulait pas de lui. Très jeune se sentant mal dans ce foyer il décida de partir…
Il dormait là où il pouvait, mangeait se qu’il trouvait et se débrouillait en faisant de petits travaux comme berger, ramasser les olives…

Après quelques années l’horrible guerre d’Algérie prend fin, en laissant derrière elle une famine et des villages décimés, vide, sans vie. Il n’y a plus rien à espérer dans ce lieu…

Puis il c’est marié à une jeune femme de son village, lui aussi n’a pas de quoi subvenir au besoin primaire de sa famille qui est constitué d’une femme et de deux enfants une fille, un garçon, Tamila et Selkom.
Les parents ont à peu près une vingtaine d’années. La femme se nomme Silina, tous ont des prénoms berbères…

Le temps du départ en France est arrivé c’est une déchirure pour tous le monde, mais ils n’ont pas le choix, dans ce pays, ils recherchent de la main d’œuvre peu payer et surtout des travaux que les Français ne veulent pas faire…
Le bateau à Alger est rempli d’algériens pour une destination inconnue « La France ». Ils ont tous l’espoir de voir grandir leurs rêves, amener leurs familles et vivre décemment. Un rêve pour certains !!!

Heureusement la solidarité algérienne est bien existante, certains sont venus avec plusieurs personnes du même village où bien des villages voisins ; des grandes villes de tous le pays…

La tristesse, la douleur, la séparation de tous ce qu’ils ont laissé, ils n’en parle parle pas, chacun a sa fierté et ce n’est pas le moment des regrets. La seule pensé est « Avancé », l’heure est au travail, chercher de quoi se loger, certains ont de la famille en France et d’autres vont se retrouver, pour commencer dans des foyer.

Les plus fragiles y resteront toutes leurs vies, sans retour et sans y avoir trouvé ce qu’ils étaient venu chercher en France. Ils finiront dans la rue à mendier, où passeront toute leur vie dans ce même foyer se laissant pour mort par honte devant leurs familles rester là-bas.

Ameqran sait tout cela, c’est un jeune homme très lucide, pour le moment tous ce qu’il a laissé, est, derrière lui !!
Il ouvre une nouvelle porte qui va l’aider à tout reconstruire et pour cela il est prêt à se
sacrifier ! travailler dur, cela ne lui fait pas peur.
La traversée se passe dans une atmosphère lourde, le silence est un abîme de douleur. Jusqu’au moment où chacun sort ce que leurs proches ont préparés et le partage se fait naturellement comme à leurs habitudes.

Lorsque la nourriture du pays envahit la bouche de ces hommes, des pensées heureuses se lisent sur les visages. Ils commencent à discuter plus gaiement et l’espoir, la force reviennent.
C’est en ce battant qu’ils ne quitteront pas complètement leurs pays. On peut même entendre des rires, surtout des plus jeunes « certains ont seize ans à peine », ils sont pris en charge par les plus âgés…

Au loin tous regarde le nouveau continent qui va les accueillir, sans savoir ce qui les attends vraiment. Ils ne sont pas seul, ils sont accompagnés de leurs solidarités…

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Enfin ! ou presque

crédit : FatihaSuite à une conversation mouvementé, Fabien et Sylvie en arrivent à une décision intelligente pour leurs enfant.
Elle doit retourner le plus vite possible chez Gérard pour essayer de réparer l’erreur qu’elle a faite en partant et faire le nécessaire pour améliorer la situation avant qu’il ne soit trop tard (mais à cet instant c’est déjà trop tard…).

Les parents se quittent et décident de chercher un avocat chacun de leur côté, ensuite ils compareront le meilleur.

Elle est enfin décidée de se reprendre en main,pour commencer prendre rendez-vous avec le médecin qui l’a connue petite.
- Bonjour Docteur Bercky, je suis Sylvie Martin, vous vous souvenez de moi ?
- Bien sûr, comment vas-tu?
- Pas bien du tout, j’ai besoin de votre aide.
- Passez demain vers onze heures au cabinet.
- Merci beaucoup, à demain.
Le lendemain, il lui dit qu’il fera ce qu’il pourra, mais c’est sait que c’est perdu d’avance. Il connait son histoire avec cet homme. Pourtant il ne dit rien, il ne veut pas lui gâcher son espoir. Il lui promet néanmoins de lui faire un document sur sa fragilité et son passé douloureux.
Elle est ravie et commence à préparer les noms des personnes qui l’ont connus auparavant pour avoir des témoignages positives car il l’on bien connu…
Elle en informe son amie qui lui conseil d’appeler Gérard et de le rencontrer pour essayer d’améliorer la situation. Elle attend le début de soirée. Elle est encouragée par Fabien et Cécile (qui l’a invité à dîner).

- Allo….. Gérard !
- Oui, c’est moi, que veux-tu, tout est clair non ?
- Tu es parti, reste où tu es et surtout ne t’avise pas de revenir. J’ai averti les services sociaux, parler de ton état. La procédure est en route, donc comme je te l’ai déjà dit j’aurais la garde de Frédérique. Je ne savais pas où tu était donc, je n’ai pas pu communiquer d’adresse pour qu’il te l’envoie la convocation.(il raccroche)
- Tu es toute pâle, qu’a t-il dit ?
- Toute les démarches on commencer depuis le jour où je suis partie je présume, je pense qu’il a en a la garde, il a une famille stable. Il ne savait pas où j’étais et ils n’ont pu m’envoyer la convocation.

Fabien reste là, sans rien dire comme à son habitude, son fils à lui !!!! il ne l’a pratiquement jamais connu, son ex amie a fait en sorte d’en arrivé là. Il ne lui en veut pas (comme à sa mère) c’est l’homme qui a réagit seul pour lui. Il sert dans ces bras celle qui ne lui a pas permis d’être père et ne lui permettra pas pendant un long moment…

Trois ans se sont écoulés dans un combat sans relâche des deux côtés. Georges avaient de meilleurs arguments, un meilleur avocat. Ils ont dû subir et entendre des horreurs très difficile à propos de leurs rôles de parents.
Le juge décidé de retirer l’enfant du foyer de Georges car il est homosexuelle, et cela depuis qu’il avait quitté Sylvie, il voulait uniquement un enfant mais il n’a jamais aimé les femmes. Personne n’avait regardé de se côté.

C’est uniquement pour cet raison que les vrais parents auront la garde de Frédérique. Pourtant l’enfant ne veut pas retourner vivre avec sa mère et un homme dont il n’a pas le souvenir.

L’erreur que fera Fabien sera de rester en contact avec la famille de Gérard.
Gérard malgré tout à gagné, car les cinq premières années sont les plus déterminantes dans la vie d’un être humain. Qui était là ? George et non Fabien…

A l’âge décisif, Frédérique considèrera Gérard comme son père et se sentira mieux dans dans la famille de son enfance qui l’a toujours bien accueillit et avec qui il a toujours gardé de bon lien.
Fabien continue sa vie, toujours à la recherche d’une femme qui remplacera sa mère inconsciemment.
L’inconscient est un puit sans fond et tant qu’il n’a pas été exploré, l’être sera prisonnier de son histoire…

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photo : Fatiha
FIN

Substil Répétition

crédit : FatihaSylvie est épuisée, lassée, pour sa santé mental elle est obligée de quitter le foyer conjugal et abandonner son fils Frédéric. Elle décide de retourner dans son ancienne petite ville. Elle a contacté une amie qui l’a comprend et accepte de l’héberger.
A aucun moment elle n’a pensé prévenir Fabien « qui es tout de même le père de l’enfant ! », de ce qu’il se passe depuis un moment avec Gérard et ce qu’il entreprend pour élever l’enfant légalement. Sans doute ne le sentait-elle plus concernés par Frédéric. Gérard lui a tellement répété qu’elle s’en est persuadé elle-même.
Il était devenu l’enfant de Gérard… Pour cet raison elle n’a pas vu l’utilité de lui en parler…

Après cinq jours de disparition, du foyer familial, Gérard a fait le nécessaire auprès du commissariat pour abandon et irresponsabilité de la mère auprès de l’enfant. Il a déposé plainte contre elle et ne veut plus la voir au domicile…

Cécile lui propose d’appeler Fabien pour le mettre au courant et de retourner chez elle, avant que son cas ne s’aggrave.
Tu dois appeler le père biologique, je l’ai croisé plusieurs fois avec une femme, ils ne doivent pas vivre bien loin.
- Pour quoi faire ?
- Tu n’as pas peur que Gérard t’enlève définitivement ton fils ?
- Il ne le peut pas, il n’a aucun lien de parenté ?
- Oui ! mais tu m’as dis qu’il y avait tout un dossier et des témoignages contre toi ! et un père invisible.
- Je vais beaucoup mieux maintenant, je pourrais tout expliquer.
- Cela fait deux semaines que tu es chez moi sans donner et prendre des nouvelles de ton fils, tu ne sait donc rien de ce qu’il se passe ???

Dans la même journée elle cherche le téléphone de Fabien, rien ! il n’habite plus dans son ancien appartement. Elle ne sait pas comment faire. La ville n’est pas grande, elle trouvera.
En sortant, elle va voir si c’est toujours la même boulangère qu’auparavant. La chance lui sourit, c’est bien elle. Sylvie demande lui si elle revoit Fabien.
- Oui bien sûr, il vient toujours chercher son pain ici,
- Pourriez vous lui donner mon numéro ?
- Évidemment, mais tu n’as pas bonne mine toi ?
- Je vais bien merci.
En début de soirée le téléphone sonne, Cécile répond c’est lui,
- Fabien pour toi,
- Merci !
- Allo, que se passe t-il, comment va Frédéric ?
- heu!!! On peut se voir demain matin, c’est délicat d’en parler au téléphone
- Je travail mais d’accord,
- Le café de la place, dix heures.
Elle ne lui laisse pas le choix et raccroche,
- Il aurait pu venir voir ce qu’il se passait tout de même, je ne suis pas la seule responsable. Il n’a jamais été foutu d’être ferme…

Le lendemain, il l’a trouve déjà assise, deux cafés posés devant elle, il ne l’a reconnaît pas tout de suite, il lui faut un moment. Elle était si belle, fraîche, élégante; devant lui il voit une femme qui paraît dix ans de plus amaigrie. Il est perplexe !
Elle le regarde et voit dans ses yeux son étonnement,
- Viens t’installer, c’est bien moi,
-Tu as beaucoup changé, tu vas bien et Frédéric?

Elle lui raconte toute l’histoire depuis leurs départs, le visage de Fabien devient de plus en plus blême, au fur et à mesure que l’histoire avance, son visage est décomposé.
- Quoi il veut……….la garde de mon fils ????????
- c’est ça ? Dit elle froidement, pourquoi n’as-tu jamais réagis ? même si je ne voulais pas. Frédéric est ton fils. Tu aurais pu alerter la police, te battre pour lui. Maintenant Frédéric croit que son père est Gérard.
- Mais c’est vous qui m’avez éloigné de lui, je ne pouvais pas te joindre.
Il m’est sa tête dans ses mains, il ne comprends plus rien.

Son passé pratiquement identique l’empêche de voir la réalité du moment. Retiré de son foyer très jeune, pour lui, il n’y avait rien de tragique pour son fils, il pensait le voir plus tard (comme lui et sa famille).
Il ne veut pas qu’un autre homme élève son fils, surtout un homme qui lui a retiré tout ses droits et le sait manipulateur.
-Il va falloir se battre, il a un bon avocat et des témoignages nocifs contre moi… (dit-elle).

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Photo : crédit Fatiha

Le schéma se répète

Fabien n’a pas eu l’art et la manière de dire ce qu’il pensait à Gérard pour la simple raison qu’il l’a prit de cour en employant méticuleusement des métaphores, des explications à ne plus en finir pour ne pas le laisser parler. En raccourcit, voici l’explication :
Il souffrirait trop de voir son fils vivre à côté sans pouvoir l’embrasser comme il en aurait envie, ainsi que dans l’intérêt de Sylvie et bien entendu Frédéric ! Il a réussit à le convaincre que de cette manière cela éviterait toute confusion pour l’enfant. Donc juste un acte de grande générosité de la part de cet homme.
Très astucieux !!!
Gérard est un fabuleux manipulateur, beau parleur, élocution parfaite. Il lui a suffit de quelques notes mélodieuses pour adoucir et mettre les gens en confiance.

Fabien fait partie de ces gens qui sont fascinés par les humains ayant une aisance éloquente et s’exprimant de manière (que je qualifie de théâtrale mais avec un grand art !).

Encore une fois Fabien se retrouve sans sa famille, mais n’en prend pas conscience, il ne fait pas la liaison avec son enfance…

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crédit : Fatiha


La petite famille reconstruite déménage pour aller dans une petite ville très agréable à vivre, elle a de petits canaux dispersés un peu partout ce qui lui donne un charme éblouissant…
- C’est splendide comme endroit très chic !
- Attends ma jolie tu n’as pas vu encore… le plus beau !

Le plus beau est une grande maison, il gare la voiture dans le garage et tous les trois entre pour découvrir la belle demeure. Il ouvre la porte.
- Oh ! Mais c’est génial, (elle va directement visiter les recoins et saute dans ses bras en l’embrassant).
- Cela à l’air de te plaire ? Et toi qu’en dit tu mon petit bonhomme ?
- Elle est ou ma chambre ?
- Viens mon chéri je vais te la montrer,
Grande chambre tout aménagé avec des jouets partout, qu’il avait déjà préparé.
- C’est pour moi tout ça ?
Gérard lui répond oui ! Il est très content de lui, il sait maintenant qu’elle ne partira pas tout est trop beau.
Les déménageur arrivent peu de temps après avec tous les cartons, joyeusement Sylvie s’occupe de les installer…

Plus le temps passe, plus il fait apparaître son vrai visage. Il fait comprendre que les week-end et les visites de Fabien deviennent nuisible pour Frédéric
- Il n’a plus de repère, tu comprends ! c’est nous sa famille, non ?
Sylvie est tellement fascinée par son compagnon qu’elle ne réagit pas, et répond “oui”.

Les premières rencontres sont sa famille, ainsi l’enfant s’adaptera très vite à ses nouvelles personnes. Et plus tard deviendront « sa famille ».
Donc c’est réglé, Gérard à décidé d’enlever le droit de visite au père, il donne “l’ordre” à sa compagne de ne plus être en contact avec le père biologique. Toujours aveuglée elle accepte, elle n’arrive à rien faire contre lui, la fascination qu’elle a pour cet homme la rend aveugle.

Tranquillement il continu sont travail de manipulation en lui interdisant : de travailler,elle doit porter des tenues corrects, être une bonne ménagère et mettre au placard la belle femme qu’elle était, fini ! elle est mère maintenant (lui dit-il toujours sur un ton calme). Elle est toujours sans réaction extérieur c’est à l’intérieur qu’elle commence à dépérir.
Il est plus en plus proche de l’enfant, l’amène souvent dans sa famille sans sa compagne, elle n’ose rien dire et à qui ? Elle n’a pas de connaissance.

Le temps passe et Fabien essaie d’appeler Sylvie, mais elle aussi ne veut plus entendre parler de lui, lorsqu’il appelle elle est toujours pressé où laisse le répondeur… Jusqu’au jour où Fabien disparaît totalement de leurs vies.
Pour Frédéric Sylvie est maman ! Gérard papa ! l’enfant grandit ainsi il a huit ans.
(De zéro à cinq ans les bases psychologiques de l’enfant se construisent et déterminent le devenir de la personne).

« Ce que devient la vie de Sylvie ? » : Une femme d’intérieur dépressive, elle n’a plus la force de rien, elle se laisse lentement glisser dans une grave dépression. Il a gagné, il en profite pour la rabaisser, l’enfoncer plus profondément dans son mal-être, il termine tout simplement de la détruire.

- Tu n’es rien sans moi, regarde toi on dirait une paumé, tu deviens laide. Tu ne t’occupe plus assez bien de « notre fils ».
Elle ne réagit plus, reste couché, en bon père Gérard demande à sa famille de s’occuper de l’enfant lorsqu’il est en déplacement. Tout est réfléchit, la perversité à ses propres armes, Gérard c’est les utiliser à la perfection. Il a toujours ce qu’il veut tout simplement car il repaire les personnes plus fragiles…

Devant les autres gens c’est un hommes irréprochable ! bienveillant ! serviable ! s’occupant très bien de sa compagne.
Ainsi les gens voient que c’est elle qui ne va pas bien du tout, sans essayer de comprendre comment elle en est arrivé là. Qui regarde vraiment ????

Son plan maléfique arrive à terme, il demande à Sylvie de partir pour le bien de leurs fils, il élèvera Frédéric avec l’aide de sa famille.

- Tu ne peux pas me faire ça, pas me prendre mon enfant ?
- Tu es devenu un danger, je veux que mon fils grandisse dans des conditions saines.
- Mais ce n’est pas ton fils, c’est le mien et celui de Fabien,
- Abandon du père !
- Cela ne se passera pas comme ça dit elle en criant,
- Tu vois tu fais peur à Frédéric, de toute façon j’ai déjà pris un avocat et j’ai les témoignages de plusieurs personnes, ainsi le le personnel de l’école…

Il a tout manigancé, mais qui va croire cela ? Un homme exemplaire !

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UN NOUVEAU PERE

Tous les deux passent une très bonne soirée, ils dansent pratiquement toute la soirée, s’enlacent et tendrement s’embrassent. Elle lui demande de le raccompagner, elle commence a se sentir fatiguée. Il va chercher les manteaux, disent au revoir à tous le monde et s’en vont la main dans la main.
En la raccompagnant devant chez elle, Sylvie lui propose de venir boire un dernier verre, il n’est pas contre au contraire. Ils sortent de la voiture et de dirigent vers son appartement…

- J’ai du vin blanc, du rouge tu veux quoi ?
- Un verre de vin blanc s’il te plaît,
- de suite monsieur, (dit-elle en riant)
- A la notre ! triquons à notre rencontre.

Après avoir bu un peu elle l’emmène dans sa ch ambre et chaleureusement font l’amour, le plaisir est intense même si Fabien est un peu gauche ; Sylvie c’est très bien si prendre et c’est elle qui mène la danse. Une chaleur passe entre ces deux corps, ils sont au septième ciel.

Le lendemain, dimanche elle se lève et lui prépare un bon petit déjeuner qu’ils prennent ensemble au lit. Ils restent pratiquement toute la journée à faire l’amour et dormir…

Cela fait un moment qu’ils se voient et aiment passer du temps ensemble. Il lui demande de venir vivre chez lui, elle n’est pas tout à fait prête mais sa réponse est oui ! Rapidement toutes ses affaires sont chez lui. Il a un besoin de vivre rapidement avec la femme avec qui il est.

Sylvie est caissière, lui fait un stage et continue de travailler, mais l’argent n’est pas suffisant et de là commence les disputes, car elle veut un enfant et il faut plus d’argent, elle en rêve depuis sa tendre enfance. Chacun dans la vie à des désirs sans pour autant que se soient les désirs des autres !! ainsi va la vie..

Elle a dix neuf ans et lui bientôt vingt-cinq, il n’est pas prêt mais ne sais pas comment le lui dire, il a peur qu’elle l’abandonne à son tour, alors il lui dit “qu’il serait aussi heureux d’avoir un bébé.
Sylvie fait des heures supplémentaire et lui ! laisse tomber son stage pour avoir plus de temps pour travailler plus…

( Quelques mois se passent)
Pendant la grossesse les mots deviennent de plus en plus virulents, elle lui demande de partir, et lui, part de chez lui (il est comme ça !). Son appartement elle l’a rendu et c’est elle qui porte le bébé. Il n’a pas le choix.
Puis… vivant une grossesse seule devient difficile, elle lui demande de revenir, il est de suite d’accord car c’est son enfant et veut maintenant être père.
Pourtant elle ne l’aime plus, elle décide de vivre tout de même avec lui jusqu’à ce que la fin de la grossesse vienne à terme…

Neuf mois plus tard, un beau petit garçon fait son apparition dans notre monde et là c’est vraiment la fin de leur histoire.
Fabien prend un appartement juste en face pour élever son enfant. Elle trouve cela raisonnable, comme cela ils pourront le voir grandir ensemble (c’est ce qu’ils croient sur le moment). Pendant trois ans elle fait sa vie, lui reste seul à s’occuper de Frédéric lorsqu’elle sort.

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha


Sylvie va souvent en boîte, elle est jeune belle et attire les hommes, un en particulier, Gérard, qui ne lui déplait pas. Ils font connaissances, se voient souvent. c’est un homme de caractère, il c’est comment se faire aimer et respecter.

Elle lui présente son fils et de suite il s’attache à l’enfant et fait tout son possible pour éloigner le père. Sylvie est amoureuse, elle ne se rend compte de rien.

- Sylvie ma chérie ! j’aimerais que tous les deux, veniez habiter chez moi, c’est plus grand et il y aura une chambre pour Frédéric,
- C’est dans la ville voisine ?
- Cela te dérange, tu verras nous serons bien tous les trois…
Fabien n’est au courant de rien,
- Il faut que j’en parle à son père,
- Comme tu veux, mais tu sais j’y tiens, tu sais et… il pourra le prendre le week-end !

- Tu as raison, je lui en parlerais le moment venu.
Gérard ne veut pas que le père “Fabien” soit proche, il a décidé que ce sera lui désormais le père, Sylvie ne se doute de rien, elle est aveuglée par l’amour…

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FIN DU TUNNEL

crédit : Fatiha

crédit : Fatiha

Toute la semaine, il essaie de ne pas penser à son ancienne compagne ; il travaille énormément mais les souvenirs ne s’effacent pas aussi facilement lorsque qu’il se retrouve face à lui -même. En fin de semaine le manque est insurmontable.
Solitude, il est perdu ! mais s’il accepte et regarde la peur, il peut se rendre compte que ce n’était pas de l’amour mais l’habitude de rentrer chez lui en la trouvant dans l’appartement à l’attendre.
Il préfère rester dans son schéma d’homme victime et se dire que cette cette femme le fait souffrir sans regarder ses torts…

Il ne supporte plus cet appartement, au bout de trois mois, il déménage et part s’installer dans une petite ville de province à Nevers en Bourgogne où il prend un logement plus petit et plus simple.
Il continue de travailler avec ses amis quelques temps et laisse tomber. Il n’a plus le cœur à s’amuser.
De petit boulot en petit boulot il continue son chemin seul et se laisse aller dans une dépression.

Il pense que ses belles années sont derrière lui, il n’a plus envie de rien, sauf se laisse aller. Sa vie devient de plus en plus dur. Sans femme à ses côtés (cela fait remonter en lui les souvenirs de l’abandon vécu enfant), même cela il ne veut ou ne peut le voir. Il croit que c’est son destin et c’est tout ! pas de question à se poser c’est ainsi…

- Fabien tu es souvent seul ? samedi je fête mon anniversaire et je serais heureux que tu viennes !
- Je ne sais pas, je n’ai pas envie de sortir et m’amuser en se moment,
- Je te propose de passer et si tu ne te sens pas à ton aise tu pourras repartir, ce sera très simple nous ne serons qu’une dizaine et il y en a quatre personnes que tu connais.
- Je vais réfléchir, merci !

La semaine se termine et samedi fait son apparition, cela lui redonne l’envie de se ressaisir ! et c’est une opportunité.
- François je viens, je ramène une bouteille ?
- Amène ce que tu veux, toi déjà ! c’est très bien, vingt heures trente te convient ?
- Parfait, à ce soir.

Il est assez content de son choix, il gare la voiture et aperçoit la maison toute éclairé et entend de la musique. Il sonne et entre, la porte est ouverte, il y a bien plus de monde. Un peu surpris mais content.
- Fabien je suis là, François lève le bras pour qu’il le voit, hou! Hou!
Il lui fait un signe, et se dirige vers lui. Il se sent pas très à l’aise, un homme lui amène un verre de vin, c’est un collègue de bureau. Il le remercie.

La fête se déroule très agréablement tous le monde chante, danse, parle en petit groupe, mais lui reste seul assis sur un fauteuil.
- Bonsoir jeune homme, tu ne t’ennuie pas assis seul ?
Il lève la tête et voit une belle femme, assez grande avec un sourire charmeur,
- Je peux te tenir compagnie si tu le souhaite ?
- Avec grand plaisir, je m’appelle Fabien et toi ?
- Sylvie, je connais François depuis un long moment, je viens toujours à ses fêtes et je crois que c’est la première fois que je te vois. Tu n’es pas dans le coin depuis longtemps.
- Trois mois environ, mais je ne sors pas beaucoup.
- Allez viens on va danser, pour te décoincer un peu.

Tous deux vont à l’endroit où les gens dansent, et là surprise !! ils ne se lâche plus. Le feeling passe très bien. Au bout de quelques minutes il commence à ressentir des petits sentiments pour Sylvie et hop ! Elise est oubliée…

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Sa relation aux femmes

crédit : Fatiha

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Fabien a quitté la ferme depuis trois ans, il a vingt et un ans. Il s’est installé dans la capital Paris, dans un très jolie appartement avec sa petite amie Elise.
Jeune femme charmante, douce avec du caractère ce qui est bien pour lui, car lui il en a très peu en ce qui concerne le quotidien de la vie avec une femme, mais il est jeune…

Ce qui l’a énormément aidé : «  Sa famille d’accueil, il travaillait beaucoup ».
Aujourd’hui, travailler est presque un plaisir car il gagne de l’argent ce qu’il n’avait pas petit.
Toute la semaine il est sur les routes avec des amis, vendant des tableaux, (il a déjà l’art de la manipulation sur les personnes, instinct de survie venant de l’enfance). .
Pour lui l’important est de vivre ce qu’il n’a pas pu satisfaire auparavant ; avoir un joli appartement, une belle compagne et surtout ne manquer de rien… Il se débrouille très bien.

Elise est présente, au début elle est très amoureuse, mais lui est incapable de lui rendre, il n’a pas apprit, c’est elle qui le rassure, lorsqu’il rentre en fin de semaine.
La première relation féminine de son schéma : « la relation aux femmes ».
Amour ! mot inexistant dans son psychisme qui est remplacé par la dépendance affective. Ayant été abandonné par sa mère, la peur intérieur de l’enfant d’être de nouveau délaissé est constamment présent dans son inconscient.

Jamais il n’envoie d’argent à sa famille d’accueil, il ne prend pas de nouvelle. C’est derrière lui ! ainsi que sa mère, Il réagit de la même manière avec elle, la blessure n’est pas fermé. Qu’a-t-il appris de l’amour ? Rien, il ne sait pas, il ne l’a pas eu de sa mère et sa famille d’accueil l’a éduquer pour travailler.

Aujourd’hui, il profite des bienfaits de la vie !!! ce qu’il n’a jamais connu auparavant : la joie, la prospérité, des amis…
des voyages, ils rencontres beaucoup de mondes, sort dans les grands restaurants,les boîtes de nuits, il découvre une partie la France. Il apprend le bonheur de vivre tranquillement.

Par contre avec son amie Elise, il est tout autre, éteint : vide, triste, presque malheureux. Ne montrant pas de sentiment, pas d’émotion, il ne lui raconte rien de sa semaine…

- Fabien, pense-tu que l’on devrait continuer à vivre ensembles, on ne se parle pas ? Tu ne sais pas ce que je fais la semaine, et moi je ne sais rien de toi non plus.
- Mais pourquoi tu dis ça ? je t’aime tu le sais mais il faut bien que je travaille, tu vas pas me le reprocher ?
- Je ne te reproche pas de travailler mais de ne rien vivre avec moi.
- Tu peux comprendre que je suis fatigué en fin de semaine ?

Elle le regarde stupéfaite, aucune excuse, il trouve cela normal, c’est elle la fautive, pourtant elle travaille aussi.
-Je suis désolée mais je ne t’aime plus, tu es souvent absent, pas d’appel téléphonique. La première année était très bien mais pas la suite ; j’ai vécu ma vie et récemment j’ai rencontré un homme.
- Pars, je ne te retiens pas, mais je vais être triste (une peur commence à surgir en lui, le week-end, il sera seule, c’est tout ce qui lui importe après trois ans de vie mi-commune).

Une semaine plus tard Elise est partie, il n’a pas essayer de chercher ses torts, la faute ne venait que d’elle. Lui avait tout fait pour elle, il se positionne en victime…

2ème Partie
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